ANALYSER ET PILOTER CE QUI COMPTE VRAIMENT AVANT D’ESSAYER DE LE COMPTER OU DE LE COMPTABILISER

Remettre du sens, de préférence le bon

Avoir une approche intégrale pour caractériser des marqueurs systémiques, cohérents et en rapport avec l’activité réelle, voilà le seul moyen d’obtenir une évaluation de la performance hors finance réaliste.

Le diagnostic du capital IMmatériel imaginé et créé par Holo Way a été construit sur ces fondamentaux.

En 2020 moins de 5% des entreprises étaient labellisés ou publiaient des information RSE.

Depuis plus de 20 ans, la RSE s’institutionnalise et se dote d’outils et de normes dont on peut douter de l’efficacité (malheureusement) au regard de l’état des lieux actuel #FractureSociale #DésastreEnvironnemental.

En regardant les chiffres de plus près, on constate même que les entreprises identifiées comme les plus engagées en RSE, celles qui sont au top des classements des entreprises responsables, ne sont pas toujours réellement les plus vertueuses, les moins polluantes, ni les plus soucieuses de la qualité de vie au travail de leurs salariés, ou encore réellement engagées sur le développement de leurs territoires.

Les entreprises impliquées dans les plus grands scandales environnementaux ou sociaux de ces dernières années étaient d’ailleurs très bien notées en matière de critères ESG ou RSE : Volkswagen, Orpéa, Danone, et bien d’autres. 

 

Datas, réglementation et intelligence humaine

La multitude de labels, d’acronymes et de qualificatifs autour de l’extra-financier s’étoffe jour après jour dans une cacophonie de verbiage assourdissant, même pour celles et ceux qui baignent dedans comme moi.

Pourtant tout est une affaire de « bon sens au service du bien commun »: simple et non pas simpliste.

On me dit souvent que le terme « actif immatériel » est abscons pour les dirigeants et je le conçois. Cependant, quand on leur démontre que cela a trait à l’engagement, l’innovation, la compétitivité, la gestion des compétences clefs,  l’attractivité, la culture et tout élément NON MATERIEL qui constitue la PERSONNALITE SINGULIERE DE L’ENTREPRISE, le terme « immatériel » devient rapidement compréhensible pour les dirigeants de PME/ETI, souvent beaucoup plus que de leur parler de taxonomie verte, RSO, RSE, CSRD, ESG…

Ces sujets sont tous très vastes et pourtant ils convergent tous dans le même sens.

Certains cabinets ne misent que sur la collecte de données ou de datas, d’autre uniquement sur des actions de conseil pour accompagner les transitions. Comme toujours, tout n’est pas noir ou blanc et c’est un mix des deux approches qui donnera une analyse au plus près de la réalité et de bons résultats.

 

Vulgariser le sujet pour le rendre compréhensible

L’empilement des couches réglementaires – dont je ne remet pas en cause la nécessité même si je reste circonspecte quand à la complexité de leur mise en oeuvre et le décalage avec le concept de sobriété (heureuse ?!) prônée par la philosophie du développement durable – ne suscite pas vraiment l’envie au premier abord. Dans un contexte anxiogène au plus au point, on a connu mieux pour déclencher le fameux combo intérêt-désir-action.

La grande majorité des entreprises que j’accompagne sont des ETI ou des PME ; ces dernières étant indirectement concernées par ces réglementations, via leurs donneurs d’ordre soumis à la CSRD par exemple. La complexe sémantique liée aux enjeux sociaux et environnementaux , couplée au fait que ces 2 types d’ entreprises ne disposent pas toujours des ressources temps-argent-hommes nécessaires pour engager la transition, rend la tâche particulièrement complexe. 

Difficile de leur faire considérer cette contrainte en opportunité si elles n’ont pas la possibilité de comprendre comment ces enjeux sociaux et environnementaux auxquels elles doivent répondre ne recouvrent pas en réalité des leviers opérationnels tangibles qui vont améliorer leur performance 4.0. Leur apprendre à analyser et piloter leurs actifs immatériels facilite cette tâche et ancre des comportement favorables dans le temps long. 

On pourrait comparer cela avec la trajectoire à +1,5° du réchauffement climatique : souhaitée mais inatteignable par manque de réactivité, de compréhension et de mise en oeuvre d’actions réelles à temps. Pourtant le cahier des charges et l’objectif avait été définis, calibrés…

 

Le bon sens dans le bon ordre c'est mieux

Avant de se mettre à compter, noter et comptabiliser ce qui compte vraiment, nous devrions apprendre aux Dirigeants et aux Managers à regarder, piloter et améliorer ce qui compte vraiment chez eux, à travers leur activité et leurs impacts. « On n’a plus le temps » me diront certains. Dans ce cas, menons les deux axes de front.

Car ce qui compte vraiment se trouve dans le capital immatériel, le vivant et il est impératif de savoir l’identifier pour le piloter de manière dynamique, responsable et collective. Tout le reste est périphérique, parcellaire, conséquence, risque et opportunité.

Encourageons les entreprises à mieux détecter, analyser, mesurer, piloter leurs richesses immatérielles, source de création de valeur et ensuite, notons, classons, évaluons avec les acronymes et KPI opportuns. C’est ainsi que nous atteindrons la performance intégrale, matérielle et IMmatérielle.

S’orienter vers une finance durable, des entreprises contributives et des organisations  régénératives ne peut relever que de l’engagement d’hommes et de femmes qui comprennent qu’à travers le destin de nos organisations s’articule et se joue nos destins personnels.

Cela relève d’une dimension expérientielle, et on ne fait bien que ce que l’on aime, que l’on comprend et dont on peut constater la portée pour en sortir grandi. 

C’est seulement ainsi que nous ancrerons des comportements vertueux pour Réparer le futur et que nous construirons une nouvelle économie soutenable qui saura matérialiser intelligemment les immatériels .

 

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